Gingerize the Lotus, mes recettes végétariennes gourmandes.
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vendredi 15 juin 2012

Tarte à la crème de mangue {recette végétalienne}










J’aime beaucoup l’association mangue-avocat. Mais je n’avais jamais utilisé l’avocat que dans la préparation de pâtes salées (mais en version sucrée j'aimais déjà beaucoup le dessert brésilien qui allie purée d'avocat, citron vert et sucre de canne roux). 
Quant à la mangue, je la mange souvent nature. D’ailleurs, les petites mangues sauvages de la Biocoop ont une saveur florale si délicate qu’elles se suffisent à elles-mêmes.


Mais je ne suis pas non plus la dernière pour revoir ma façon de cuisiner mes ingrédients préférés. Alors voici une tarte dont la pâte est dorée et croustillante (elle est sans gluten et contient de la farine de noix de coco, aussi. Le goût de l’avocat, quant à lui, est très léger) et qui est garnie d’une crème à la mangue sur laquelle on déposera quelques fraises fraîches avant de servir.





Tarte à la crème de mangue











Pour 1 moule de 22 cm 
Préparation : 30 minutes
Cuisson : 15 minutes pour la crème, 20-25 minutes pour la tarte

Pour la pâte :

150 de petits flocons d’avoine
2 càs de farine de noix de coco
1 avocat à maturité
Le jus d’ ½  citron fraîchement pressé
1 càs d’huile de noix de coco
50g de sucre de canne roux

Mixez la chair de l’avocat avec le jus de citron et réservez. Mixez les flocons d’avoine jusqu’à l’obtention d’une farine fine. Ajoutez la farine de coco tamisée, le sucre et la purée d’avocat. Mixez à nouveau jusqu’à obtention d’une pâte homogène, ajoutez l’huile de noix de coco et mixez très brièvement par petits à-coups de façon à ne pas surchauffer la préparation.
La pâte obtenue est friable, il vous suffit alors de verser la préparation sur le moule de l’étaler en fine couche directement à la main. Réfrigérez une bonne demi-heure. Préchauffez votre four à 170 degrés. Piquez la pâte à la fourchette et enfournez pendant 20-25 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée (surveillez la cuisson car la farine de coco cuit très vite).

Pour la crème de mangue :

1 mangue sauvage ou une petite mangue (environ 400g)
10 cL de crème de soja
Le jus d’ ½ citron fraîchement pressé
Sucre de canne roux (selon le goût de la mangue et votre appétence au sucre, goûtez !)

Pelez et découpez la mangue en petits morceaux. Faites-la compoter une dizaine de minutes avec le jus de citron et un peu d’eau (juste assez pour que le fruit n’adhère pas à la casserole). Ajustez la quantité de sucre à ajouter. Mixez la compote de mangue jusqu’à obtenir un appareil homogène. Reversez dans la casserole, réchauffez puis ajoutez la crème en mélangeant bien.



Versez l’appareil sur la pâte à tarte cuite à blanc. Laissez refroidir et réfrigérer 1 heure avant de servir. Servir la tarte décorée de fraises fraîches.


Je vous laisse avec cette chanson vitaminée à souhait.



dimanche 27 mai 2012

Crumble fraise-rhubarbe à la farine et à l'huile de noix de coco {végétalien, sans gluten}







Une recette de crumble qui change, avec un très léger parfum de coco, un intérêt gustatif (la texture du crumble est top et le goût original et savoureux) et nutritionnel.




Evidemment j’ai acheté la farine et l'huile de noix de coco dans un élan de curiosité et aussi de désespoir (la rupture de stock en mélange de légumes lacto-fermentés à la Biocoop depuis deux semaines est un drame dont je ne me remets pas mais dont je vous parlerai une prochaine fois pour ménager mon petit effet de suspense) (Je veux bien vivre au XXIe siècle mais rien ne m’oblige à faire du teasing efficace éhéhé).

Mais après je n’ai pas regretté comme la dernière fois que j’ai testé quelque chose par curiosité (le Bloody Mary d’un bar, dont j’ai appris 3 jours plus tard qu’il contenait de l’oyster sauce. Je tairai le nombre de cocktails sifflés mais je me suis sentie plus morse que le dévoreur des petites huîtres dans Alice aux Pays des Merveilles, ERK !).

J’étais bien contente en découvrant que grâce à ces petites merveilles j’allais devenir mince, belle et gentille (ça c’est du teasing plus efficace, n’est-ce pas !).





Eh, pourquoi pas, me suis-je dit en consultant les articles que vous trouverez en lien derechef :
Pour connaître les nombreux intérêts nutritionnels de la noix de coco, cliquez ici.
Pour connaître les intérêts nutritionnels que présente la farine de coco et son utilisation culinaire, vous trouverez des informations ici (clic) et ici pour les Anglophones (clic). Enfin, pour découvrir les intérêts de l’huile de coco, vous pouvez lire ceci.

Pour les plus pressés, je m’astreins à résumer : la farine de noix de coco est naturellement sans gluten, elle est riche en fibre, en calcium et en fer, et sa haute teneur en acides aminés et sélénium (un oligo-élément notamment bon pour la peau) la rend bien bonne pour notre organisme délicat. Elle s’utilise dans les préparations cuites ou crues, mais pas en même proportion que la farine de blé puisqu’à la manière de la farine de riz, elle est plus liante. Enfin, elle ferait baisser l’index glycémique des ingrédients qui lui sont associés donc en gros c’est l’ingrédient du bonheur pour celles et ceux qui ont longtemps fuit leur balance par amour des desserts.

Quant à l'huile de noix de coco,  sa texture est solide à température ambiante et fond à la chaleur. Sa saveur est très douce, légèrement sucrée et lactée. Il est important de choisir votre huile biologique, vierge et issu d’une première pression à froid : l'huile raffinée est mauvaise pour la santé alors que celle-ci est riche en bon gras. L'huile de coco présente le gros avantage de supporter de hautes températures (à l’inverse d’huiles comme celles de sésame, toxique si on la chauffe) et est ainsi parfait pour cuisiner. C’est une bonne alternative à la margarine que je rechignerai toujours à utiliser.







Pour une première, j’ai improvisé un crumble rhubarbe-fraise, histoire de voir ce que la farine de coco donnait à la cuisson et ce que ça goûterait. Verdict : la cuisson du crumble a embaumé mon chez-moi mais le goût de coco est vraiment discret en bouche. Contrairement au crumble classique, la pâte de celui-ci doit être soigneusement amalgamée : la farine de coco est volatile et sa cuisson est donc rapide, il s’agit donc de bien la lier au reste des ingrédients. Je ne suis pas intolérante au gluten mais je trouve intéressant de varier les recettes et comme l’avoine est une céréale riche en fibres et en protéines, on obtient un dessert reconstituant, énergétique et plaisorifique J




Crumble fraise-rhubarbe à la farine et à l'huile de noix de coco






Préparation : 30 minutes
Cuisson : 20 minutes pour la compote de rhubarbe, 30 minutes pour le crumble

Ingrédients pour 6 personnes :
-          200 g de flocons d’avoine
-          40 g de farine de coco (Biosagesse, en magasin bio)
-          3 càs d'huile de coco vierge (BioPlanète)
-          1 càs de purée d’amande (Jean Hervé en magasin bio)
-          70 g de sucre de canne

Pour les fruits :
-          1 kg de rhubarbe
-          250 g de fraises
-          80 g de sucre de canne
-          1 càs de cannelle en poudre

La rhubarbe :
Coupez l’extrémité des tiges de rhubarbe, pelez leur peau et détaillez-les en tronçons. Les faire mariner dans le sucre et la cannelle pendant une bonne dizaine de minutes. Puis cuire le tout dans 10 cL d’eau, à la casserole, en mélangeant de temps en temps. Quand la rhubarbe est réduite en compote, filtrez-là et ne gardez que la compote (le jus pourra être utilisé pour une autre préparation).
Le crumble :
Mixez les flocons d’avoine pour obtenir une farine fine. Mélangez bien cette farine à celle de noix de coco, puis ajoutez l'huile de coco, la purée d’amande et le sucre. Ecrasez l’appareil à la fourchette jusqu’à obtention d’une poudre sableuse bien homogène.
Préchauffez votre four à 180 degrés. Versez la moitié de la pâte à crumble au fond du moule et aplanissez la surface. Ajoutez la compote de rhubarbe et les fraises lavées, équeutées et coupées en deux (ou entières si ce sont des fragolinettes, des petites fraises quoi). Saupoudrez enfin avec le reste du crumble et enfournez pendant 30 à 40 minutes, jusqu’à ce que le crumble soit bien doré.

Servir tiède ou froid, tel quel ou avec un filet de crème végétale (amande ou soja) ou une quenelle de crème glacée à la vanille.




Je vous laisse (déjà, ahem) avec un titre absolumment parfait pour danser à l'ombre de la pergola ou mirer la lumière du soleil sur sa peau en agitant bizarrement ses bras en rythme. Parfait aussi pour siroter un Bloody Mary (sans oyster sauce) en mode brunch du dimanche.

vendredi 11 mai 2012

Connaissez-vous… Le citron caviar?









Alors que j’achetais une barquette de fraises au Palais du Fruit (Halles centrales de Rennes), j’avisais, niché près de la balance et non loin des agrumes, une barquette de citrons caviar.
Chaque agrume a la forme d’une cosse de pois de petite taille et à l’écorce brune. Me sont revenus les dithyrambes lus au hasard de mon vagabondage sur Internet: ce fruit australien (mais je crois qu’on en cultive aussi en Californie) est réputé sur les tables étoilées, notamment pour donner du peps et une jolie acidité aux entremets.

Ok ce caviar végétal ne doit pas seulement son petit nom aux petites graines vertes qu’il renferme : il est aussi rare et (donc) précieux et (donc) cher (158 euros le kilo aux Halles). Ca m’a un peu refroidie (c’est le prix d’une belle chemise, mine de rien !). Mais après je me suis dit que j’avais déjà de belles chemises et que je n’avais jamais goûté au citron caviar (et puis le maraîcher était mignon).  

Alors j’ai demandé le poids d’un petit citron (je ne suis pas très douée pour évaluer le prix au kilo ramené à un petit fruit…) : moins de 2 euros l’un, l’occasion était trop belle pour ne pas repartir avec  l’objet de convoitise (et l’assurance que le maraîcher se languissait de mon verdict).

Dans ma cuisine, j’avais de quoi préparer une petite crème avec des fraises sur laquelle j’aurais semé quelques grains de citron caviar. Mais pour une première, j’ai eu envie de l’associer à des quartiers de fraises au naturel (en vrai j’étais trop pressée pour attendre qu’une crème prenne).

J’ai donc entaillé délicatement l’agrume à la pointe du couteau, pour le déshabiller et découvrir une chair incroyable : de minuscules perles de citron caviar (un petit fruit contient environ 2 cuillers à café de caviar), d’un vert phosphorescent, assez dures et qui explosent sous la dent comme le caviar d’esturgeon (dans une autre vie je n’étais pas végétarienne) mais avec un goût tout différent, évidemment. C’est très frais, acidulé, entre le pamplemousse et le lime, proche du yuzu, avec une note florale tout à fait surprenante. Et cette texture ! Ce n’est pas un jus qui gicle de ces perles, on a plutôt l’impression de goûter une larme de zeste (quel lyrisme !). C’est puissant et subtile à la fois, divin ! (snob snob SNOB  - - - je me demande si les chemises suscitées sont à la hauteur de mes véléités gourmettes -_-).

Et avec les fraises ? Ce dessert est devenu, en une cuiller, le plus simple et le plus raffiné apprécié depuis… Depuis… L’invention de la culture raisonnée de la Sojade vanille ? ;) Le fondant des fraises bien sucrées et juteuses est magnifié par le citron caviar qui rehausse leur goût ; citron dont la saveur incroyable a une très belle longueur en bouche.










Bref, je pense que je ne boirai plus que du citron caviar pressé le jour où je n’aurai plus à économiser chaque mois pour m’acheter Tsugi et des Twibio (j’ai des priorités dans la vie - - - et les belles chemises, c’était une blague). 

dimanche 6 mai 2012

Charlotte aux fraises {sans œuf ni gélatine}










Suite aux résultats des élections présidentielles, que diriez-vous d’un dessert tout rose ? Que nous soyons ou ne soyons pas partisans, restons gourmands !

La recette de la charlotte russe est classiquement cerclée de biscuits roses de Reims qui contiennent de l’œuf. Mais le titre de ma recette tient pour l’appareil, en l’occurrence une crème à base de fraises et de mascarpone.

J’ai renoncé à préparer un bavarois pour garnir ma charlotte, car j’essaye de limiter les œufs dans mes recettes et exclue l’utilisation de la gélatine. Restait à rivaliser avec les belles charlottes qui ne s’effondrent pas au démoulage. 

En utilisant du mascarpone plutôt que de la crème épaisse ou fleurette, on obtient un appareil suffisamment dense pour que la charlotte tienne bon la rampe. Mais malgré cette bonne prise de l’appareil, cette charlotte est légère (je parle de texture, pas d’apport calorique !) et bien sûr, très parfumée, grâce au coulis de fraise (dont les véléités liquéfiantes seront calmées par un soupçon d’agar-agar) et aux morceaux de fraises.



Charlotte aux fraises  {sans œuf ni gélatine}









Préparation : 30 minutes
Cuisson : 5 minutes
Repos : 12 heures

Pour 4 personnes :

-         12 biscuits rose de Reims
-         300 g de mascarpone
-         500 g de fraises lavées et équeutées.
-         100 g de sucre de canne
-         1 gousse de vanille Bourbon fendue et grattée
-         Le jus d’un citron fraîchement pressé
-         2 cuillers à thé rases d’agar-agar




La veille de la dégustation :

Mixez 300 g de fraises avec le jus de citron et 50 g de sucre de canne.
Portez ce coulis à ébullition pendant 1 minute avec les grains de vanille, sans cesser de remuer.
Réservez.
Tapissez le fond d’un moule à charlotte de 18 cm de diamètre avec du papier film. Le papier doit recouvrir toute la surface du moule, cela facilitera le démoulage car parfois le fond de la charlotte ne se décolle pas facilement.
Tremper brièvement un premier biscuit de Reims (côté plat) dans le coulis de fraise et le disposer sur le plat (le côté imbibé vers l’intérieur, donc le côté le plus saupoudré de sucre glace au contact du moule). Attention à ne pas trop imbiber le biscuit sinon il s’émiettera.
Répétez l’opération avec tous les biscuits de Reims et cercler le fond du moule à charlotte.  
Normalement il vous reste une bonne quantité de coulis. Réchauffez-le à nouveau et saupoudrez d’agar-agar en mélangeant bien. Réservez hors du feu.
Fouettez le mascarpone bien froid avec 50 g de sucre de canne jusqu’à obtenir une chantilly.
Incorporez progressivement le coulis de fraise à la chantilly. Liez l’appareil avec une maryse, doucement, comme si vous incorporiez des blancs d’œufs montés en neige à un appareil.
Coupez en deux 150 g de fraises (il vous reste ainsi quelques fraises pour la déco) et ajoutez-les à la préparation. Mélangez doucement.
Versez l’appareil dans le moule à charlotte, sans dépasser la hauteur des biscuits de Reims.
Lissez le dessus et filmez au contact (le film transparent touche la crème). Réfrigérez pendant une douzaine d’heures.

Au moment de la dégustation :

Démoulez la charlotte sur le plat de service. Décorez le dessus de la charlotte avec des fraises coupées en deux. Servir bien frais.

Notes :

-         Il est possible de tapisser le fond du moule avec des biscuits de Reims imbibés de coulis de fraises si vous le souhaitez.
-         Si l’appareil n’atteint pas la hauteur des biscuits de Reims, vous pouvez égaliser ces derniers en les coupant avant de démouler la charlotte. 

samedi 5 mai 2012

Cannelés bordelais.








Un vendredi pluvieux, le marc de café au fond de ma tasse n’offre pas la promesse d’une après-midi glorieuse et je referme Italian Tales avant de m’être laissée transporter à Venise par Henri James. 

Mon envie de cannelés est donc tombée à point nommé pour tromper la langueur de l'après-midi ;) 

J’avais envie d’une recette rapide mais qui se fasse désirer (mais pas de biscuits roses pour une charlotte), et le cannelé remplit cette condition : la pâte est prête en 20 minutes, on serait tenté de faire des crêpes avec, elle  est ambrée, fleure bon le rhum et la vanille…
… Sauf qu’il faut la laisser reposer au réfrigérateur de 12 à 24 heures.

Alors on patiente et on en profite pour rêver aux autres recettes de Mercotte, de celles qui nous inspirent gourmandise et rêves de plazzaathénéisation de notre cuisine ;)

Pour ces cannelés j’ai utilisé la recette de Mercotte, donc : originale et parfumée grâce au muscovado et à une dose un brin bachique en rhum brun. Vous obtiendrez de beaux cannelés dorés, croustillants à l'extérieur et moelleux à l'intérieur, ce à condition de faire bien attention à la cuisson. A déguster en regardant tomber la pluie et en écoutant PatrickWatson ;)





 Cannelés bordelais








A préparer la veille


Préparation : 20 minutes (10 pour les plus habiles telle que Mercotte!)
Cuisson : 1h11

Pour 16 cannelés (moules en silicone supportant une température de cuisson de 250 degrés)

1/2 litre de lait demi-écrémé (ou entier comme Mercotte)
25g de beurre
2 œufs entiers et 1 jaune (un jaune en moins que dans la recette)
1 gousse de vanille Bourbon fendue et grattée
100 g de farine
200 g de sucre muscovado
10cl de rhum brun (au lieu de 15 cl)

Portez à ébullition le lait avec la vanille et le beurre.
Pendant ce temps, mélangez la farine et le sucre, à la main ou au robot pour bien écraser d’éventuels « cailloux » de muscovado aggloméré.
Incorporez les œufs légèrement battus en une seule fois. Ajoutez progressivement le lait bouillant sans cesser de fouetter.
Vous devez obtenir une pâte fluide comme une pâte à crêpes.
Laissez refroidir, puis ajoutez le rhum.

Versez le mélange dans une bouteille d’eau minérale stérilisée et réservez au réfrigérateur 24 heures au minimum, 48 heures au maximum. (à noter que Mercotte congèle parfois cet appareil pour pouvoir lancer une fournée de cannelés à l'envi)

Le jour de la dégustation : 

J'ai suivi le second mode de cuisson proposé par Mercotte : 

Sortez l'appareil au moins une heure avant la cuisson.
Préchauffez votre four à 250 degrés.
Transvasez la pâte dans un entonnoir à piston si vous en avez un (ou à défaut, un bec verseur convient très bien) et remplissez chaque moule aux 3/4.
Enfournez pendant 11 minutes à 250 degrés, puis baissez la température à 180 degrés et laissez cuire pendant encore une heure.
 

lundi 23 avril 2012

Gâteau au chocolat de Philippe Conticini






 





Cette recette de gâteau au chocolat de Philippe Conticini est l’une des meilleures à mon goût ! Mon goût conquis par le biscuit moelleux laqué d’une ganache gourmande que l’on retrouve aussi au cœur du gâteau. Mon goût exalté par la texture crémeuse de la ganache au chocolat noir.

Une part de gâteau au chocolat avec une coupe de champagne pour un dîner d’anniversaire, une autre part le lendemain midi avec un expresso, chocolat corsé et café ou légèreté des fines bulles se marient à la perfection.

 


Gâteau au chocolat de Philippe Conticini










 


Recette Elle à Table



Préparation : 30 minutes



Cuisson : 30 minutes


 


Ingrédients pour 6 personnes




Le biscuit :
60 g de chocolat noir
70 g de beurre
1 œuf entier + 1 jaune
3 blancs d’œufs
20 g de sucre semoule
90 g de poudre de noisettes
90 g de cassonade
40 g de farine
levure chimique




La ganache au chocolat:
170 g de chocolat noir
55 g de chocolat au lait
120 g de lait demi-écrémé
Pour le moule :
1 noix de beurre
1 cuil. à soupe de farine




Allumez le four à 160°C.



Beurrez un moule à manqué de 18  cm de diamètre puis parsemez de farine et retournez-le pour éliminer l’excédent.


Préparez le biscuit : faites fondre le chocolat et le beurre. Montez les blancs d’œufs et le sucre en une neige mousseuse. Mélangez poudre de noisettes et cassonade puis incorporez l’œuf entier et le jaune en fouettant. Incorporez le chocolat, la farine, 1 cuiller à café rase de levure et les blancs en deux fois.



Versez dans le moule.



Enfournez pendant 20 à 25 mn: le biscuit doit rester moelleux. Lorsqu’il est tiède, démoulez-le et laissez-le refroidir. Coupez-le en deux dans l’épaisseur.



Réalisez la ganache : faites fondre les chocolats au bain-marie, puis ajoutez en plusieurs fois le lait chauffé. Mélangez le tout au fouet pour obtenir une ganache lisse et brillante.




Étalez un tiers de ganache sur le premier disque de biscuit. Posez le second disque dessus. Déposez le gâteau sur une grille et nappez-le de ganache encore chaude. Réservez au moins une heure au réfrigérateur avant de servir.





Note: le diamètre du moule est important : si vous le choisissez plus grand, vous obtiendrez un gâteau trop plat.

jeudi 19 avril 2012

Banana Bread rhum-raisin tout léger.














Les copieux petits déjeuners anglo-saxons m’ont toujours paru plus gourmands que les cafés-viennoiseries et j’aimerais que chaque week-end soit l’occasion d’un brunch comme chez Sarabeth…

Même si je me prépare parfois oatmeal ou omelette aux herbes en guise de (petit-)déjeuner à des heures indues, je réserve le véritable brunch aux vacances pour avoir le temps de préparer différentes petites choses.

C’est un des nombreux charme de ce petit-déjeuner pris à l’heure de midi, à la fois varié, nourrissant et gourmand : on peut préparer un mini-buffet et les convives de caracoler du pain aux graines de sésame toasté aux petits pots de confitures, de butiner autour d’une assiette de scones, de picorer des champignons rissolés pour accompagner leurs œufs brouillés, de voiler leur thé Assam d’un nuage de lait.

C’est ce que nous fîmes le week-end dernier, avec Mélody Gardot en fond sonore, et voici ma recette de Banana Bread, lointaine cousine de celle de David Lebovitz. Une cousine qui avait fière allure. Mouffetteuse (moelleuse et aérienne, quoi) ! Avec la banane pour note dominante, des petits raisins plutôt que des pépites de chocolat mais aussi de bons arômes de vanille, gingembre et de rhum… Un banana cake des îles, quoi !

Un coup d’œil à la liste des ingrédients suffit pour comprendre que ce banana cake est gourmand sans être décadent. Alors nous n’avons pas hésité à tartiner les tranches du banana cake avec de la pâte de noisettes… Et c’était à tomber ! Il est aussi très bon nature, ou tartiné de confiture ;)

Le cake se conserve très bien, à l’abri dans un endroit sec et ce pendant plusieurs jours.





 Banana Bread rhum-raisin






Oui, aussi, je fais des fleurs de lotus avec les serviettes en papier (vacances).




-         200 g de farine de blé T55
-         1 càs de poudre à lever
-         1 càs de levure de boulanger
-         1 pincée de sel
-         1 càs de gingembre en poudre
-         150 g de sucre de canne
-         1 càs de purée d’amande (Jean Hervé) (ou 55g de beurre comme David Lebovitz)
-         2 œufs
-         250 mL de bananes bien mûres, écrasées en purée à la fourchette (= 2 bananes de taille moyenne ou 3 petites)
-         100 mL de crème soja
-         1 càc d’extrait de vanille liquide
-         100 g de raisin de Corinthe
-         3 càs de rhum brun




Versez le rhum dans un petit ramequin, ajouter les raisins de Corinthe et laissez mariner tandis que vous préparez le cake.

Préchauffez votre four à 180°

Mélanger la farine, la poudre à lever, la levure, le gingembre et la pincée de sel dans un cul-de-poule.

Ajoutez le sucre. Si vous utilisez de la purée d’amande au sucre de canne à la place du beurre, vous pouvez n’utiliser que 100g de sucre roux.

Dans un bol à part, battre les œufs, la purée de bananes écrasées, la crème de soja, la purée d’amande (ou le beurre fondu), la vanille et les raisins avec le rhum. Incorporez progressivement cet appareil à la préparation sèche.

Homogénéisez le mélange avec une cuiller en bois, en prenant garde de ne pas liquéfier la pâte en la mélangeant trop longtemps.

Versez l’appareil dans un moule à cake de 20 centimètres préalablement beurré, huilé ou tapissé d’une feuille de papier sulfurisé.

Enfournez pendant 45 minutes à une heure. Quand vous piquez la pointe d’un couteau dans le cake, la lame doit ressortir sèche.

Laissez refroidir le banana cake avant de le démouler.





lundi 9 avril 2012

Crumble pomme, banane et noix de coco.






Hier j’ai profité d’une éclaircie pour aller courir une heure en forêt, en écoutant ce genre de choses. Mais ce matin, à défaut de pouvoir chausser mes Mizuno (d'abord parce que point trop n'en faut, ensuite parce qu'il ne fait pas beau!), je me suis mise aux fourneaux (d'abord parce qu'il faut bien se nourrir, ensuite parce que les vacances sont l'occasion de se détendre et donc de concilier mes activité préférées).











Le crumble est un dessert archi-simple à réaliser, très rapide, et somme toute assez classique.

Mais pour peu qu’on y ajoute sa petite touche personnelle, il devient incroyable : pâte croustillante, fruits fondants, épices qui le parfument… Une pincée de gingembre et une note d’agrume suffisent à donner du peps à la garniture et pour ce qui est de la pâte, le beurre demi-sel est incontournable mais les variations toujours possibles avec du sucre rapadura (cliquez ici pour découvrir la différence entre les différents sucres et adoptez le rapadura pour obtenir un crumble doré à souhait, à la croûte caramélisée) à la place du sucre de canne et surtout, les délicieuses notes de noix de coco dont la poudre remplaça celle d’amande ce midi.





Crumble pomme, banane et noix de coco 












Préparation : 20 minutes
Cuisson : 30 minutes


Pour 4 gourmands :

4 pommes acidulées
1 banane
le jus d’un citron fraîchement pressé
1 pincée de gingembre en poudre
150 g de farine
100 g de sucre rapadura
100 g de beurre demi-sel à température ambiante
50 g de noix de coco râpée

Préchauffez le four à 180°

Epluchez les pommes et les couper en gros dés. Disposez-les au fond de votre plat de cuisson.

Peler la banane, la découper en rondelles. Parsemer au dessus des pommes. Saupoudrez le tout avec le gingembre.

Versez le jus de citron de façon à ce que les fruits ne noircissent pas (en plus le petit goût d’agrume corsera joliment le sucré de la pâte !)

Mélangez la farine, le beurre et le rapadura, écrasez à la fourchette puis émiettez à la main pour obtenir une pâte sableuse. Saupoudrez avec la noix de coco et mélangez rapidement.

Versez la préparation sableuse sur les fruits, enfournez le crumble pendant une demi-heure jusqu’à ce qu’il soit doré. Servir tiède ou froid, tel quel ou avec une boule de glace à la vanille.







mardi 3 avril 2012

Fondant au chocolat noir {sans farine, sans sucre et sans beurre}










Le fondant au chocolat de Laurence Salomon tel que présenté ici, dans une version différente de celle proposée sur des blogs comme celui de Cléa c’est : une préparation très facile et une cuisson qui embaume toute la maison. C’est aussi un démoulage facile une fois que le fondant a refroidi, un service qui se passe d’apprêt sophistiqué, avec une boule de crème glacée, un café. C’est la surprise de découvrir un fondant au goût corsé en chocolat mais à la texture très légère, comme mousseuse. C’est le plaisir d’un dessert aux arômes subtiles de cardamome, d’abricot et de noisette qui succèdent à la puissance du chocolat noir et d’une gourmandise opulente, généreuse et saine à la fois puisque ce fondant ne contient ni beurre, ni sucre, ni farine.



Fondant au chocolat noir

{au 3 sans très sains, mais aux cinq sens très bon }





Préparation : 30 minutes

Cuisson : 20 minutes




Ingrédients pour un fondant de 6 belles parts:



-          200g de chocolat noir à 55% de cacao
-          6 abricots secs (laissés à gonfler 10 minutes dans un bol d’eau tiède puis coupés en petits morceaux)
-          3 œufs (au lieu de 4 comme dans la recette de Laurence Salomon)
-          1 càs de purée de noisette (Jean Hervé) (ou d’amande blanche, dans la recette originale)
-          70 mL de lait d’avoine
-          1 càs de petits flocons d’avoine (Ensemble)
-          Les graines d’une gousse de cardamome
-          1 pincée de sel



Préchauffer le four à 170°.


Séparer les jaunes des blancs d’œufs.

Faire fondre au bain-marie le chocolat noir dans le lait d’avoine. Mélanger régulièrement.


Verser le chocolat fondu dans un cul-de-poule. Ajouter les jaunes d’œuf et la purée de noisette. Fouetter l’appareil pour obtenir un mélange homogène.


Ajouter les abricots en petits morceaux, les flocons d’avoine et enfin, les graines de la gousse de cardamome.


Incorporer doucement les blancs d’œuf battus en neige ferme (ne pas oublier de saupoudrer une pincée de sel avant de fouetter les blancs d’œuf), comme s’il s’agissait d’une mousse au chocolat.


Verser dans un moule soit beurré, soit huilé, soit tapissé d’une feuille de papier sulfurisé. Enfourner pendant 20 minutes.


Laisser refroidir avant de démouler le fondant.



Vous pouvez ensuite le réfrigérer 1 ou 2 heures avant de servir.