Gingerize the Lotus, mes recettes végétariennes gourmandes.
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jeudi 24 mai 2012

Spaghetti aux pois gourmands et pesto vert (basilic, ail, citron, amande et pecorino romano)











Pour 4 personnes :
-          1 bottes de basilic
-          1 gousse d’ail
-          Le jus d’1/2 citron fraîchement pressé
-          Une dizaine d’amandes émondées
-          10 cL d’huile d’olive
-          50 g de pecorino romano (ou de parmesan)


Si vous mixez les ingrédients, procédez par étape pour ne pas la surchauffer : mixez d’abord les amandes seules, puis ajoutez feuilles de basilic et l’ail avec le jus du demi citron. Mixez jusqu’à obtenir une pâte grumeleuse. Ajoutez le pecorino romano et mixez brièvement.
Emulsionnez avec l’huile d’olive et réservez jusqu’au moment de servir.



/ Vous pouvez user d’un mortier pour broyez les ingrédients de manière traditionnelle et/ou de manière à amortir toutes ces heures de souffrance au cours de Bodypump (ça c’est typiquement le cours Les Mills auquel je rêve de pouvoir assister pour être plus large que haute monter mes oeufs en neige à la main)

(Et ça c’est le cours auquel j’assiste le plus souvent, d’ailleurs la video n’est pas mensongère, je ne me fais que des copines retraitées, blondes peroxydées et moulées dans du lycra fushia qui découvre leur corps tonique et bronzé)

Conclusion ; j’ai utilisé le mixeur sans culpabiliser.




Pour les spaghetti, ma foi, il suffit de les cuire selon les instructions sur votre paquet et d’y jeter quatre poignées de pois gourmands lavés 2 minutes avant la fin de la cuisson.
Prévoir des copeaux de pecorino à saupoudrer sur la pasta !









Comme j’essaye de prendre soin des présentations (mais de faire vite pour ne pas manger froid, accessoirement) , la portion de spaghetti sur les photos est disproportionnée par rapport aux pois gourmands et au pesto, mais n’ayez crainte, j’ai rétabli l’équilibre ensuite en versant le reste de pesto pour « hydrater » spaghetti et de pois gourmands pour qu’ils respirent de verdure. Explication : je prenais des forces pour aller assister au cours de Bodybalance (et asphyxier mes copines à chaque expiration, puisque le pistou contient de l’ail et qu’il n’est pas recommandé de mâchouiller du chewing-gum en pratiquant une activité sportive.)

Je vous laisse avec un titre que l’on entend en sourdine dans « Moonrise Kingdom » et que j’étais fière de reconnaître (je ne connaissais ni Camille Saint-Saëns ni Françoise Hardy, alors…)

mardi 22 mai 2012

Gâteau de chou-fleur au pecorino romano










Tu as renoncé à manger du chou-fleur, en personne délicate et sensible que tu es, par peur d’empuantir ton logis et d’asphyxier tout l’immeuble (pour ne pas dire la ville) ?
Ou tu sais que le chou-fleur c’est bon pour toi et tes cellules chéries mais lui trouve nonobstant un goût bien dégoûtant ?
Ou bien à force fleurettes crues en salade et de gratins de chou-fleur, tu penses qu’il n’a plus rien de chouette à t’apporter ?
Alors cette recette est pour toi ! Le chou-fleur n’a pas besoin d’être blanchi, ce qui t’évitera d’avoir à t’exiler pour ne plus souffrir l’odeur du crucifère. En gâteau, le chou-fleur est goûteux et d’une texture proche d’une polenta crémeuse.

A l’origine, la recette fut publiée par Carole sur Alter Gusto, mais c’est Laurence qui m’a donné envie d'essayer, avec sa version du gâteau qui se trouve ici.




Gâteau de chou-fleur au pecorino romano









Préparation : 20 minutes
Cuisson : 45 minutes

Pour 4 personnes (moule à manqué de 20 cm de diamètre) :

-          ½ chou-fleur (soit 500 g de fleurettes)
-          350 g de Sojade nature (ou de fromage blanc)
-          40 g de farine de riz complet (ou 40 g de maïze)
-          100 g de pecorino romano bien affiné, fraîchement détaillé en copeaux (ou parmesan ou comté) – au lieu des 50 g dans la recette d’origine, parce que ça me semblait light alors que le fromage apporte beaucoup de saveur au gâteau.
-          2 œufs
-          Quelques brins de ciboulette ciselée
-          Sel, poivre

Préchauffez votre four à 180°.
Détaillez le chou-fleur en fleurettes (sans les tiges), lavez-les bien, séchez-les. Mixez-les quelques minutes jusqu’à l’obtention d’une semoule fine du légume. Réservez.
Battre la Sojade avec les œufs, salez & poivrez (généreusement même si le pecorino est un fromage salé, car le chou-fleur et la Sojade s’accommoderont bien d’un bon assaisonnement), ajoutez la farine de riz complet, puis la semoule de chou-fleur, puis le pecorino romano et la ciboulette ciselée. Bien mélanger et verser l’appareil dans le moule légèrement huilé ou chemisé avec une feuille de papier sulfurisé.
Enfournez pendant 45 minutes.










Vous pouvez faire du gâteau l'élément principal  de votre assiette et l'accompagne avec une bonne salade  (ixi: pois gourmands, un peu d'oignon rouge, de la salade, des tomates, quelques feuilles de basilic, des copeaux de pecorino romano et du germe de blé) ou l'apprécier en accompagnement (avec du tempeh fumé frit à la poêle, par exemple, J'ai essayé et c'était bien délicieux).

mercredi 16 mai 2012

Tartinade fève & avocat, un trait de citron, une pincée de gingembre {recette végétalienne}











Une recette inspirée par celle-ci parfaite pour les toasts et autres dips d’un apéritif printanier, ou pour une entrée sous forme de tartines personnalisables, ou encore pour accompagner une salade en plat principal. Vous la conserverez au frais dans un bocal pendant 2 ou 3 jours et pourrez en raffoler : l’avocat fait office de beurre naturel pour lier cette tartinade saine et gourmande – j’adore la texture crémeuse de l’avocat et des fèves.  

J’ai testé cette recette :
-          Telle quelle sur des tranches de pain de seigle ; variez selon que vous vouliez snacker avec un sandwich (tartinez alors des tranches de pain de mie) ou vouliez agrémenter votre apéritif de crackers.
-          En dip avec des petits morceaux de tofu et des bâtonnets de céleri.
-          Sur des tartines grillées au four, avec de fines rondelles de courgette, un trait d’huile d’olive et de la mozzarella dessus, en accompagnement d’une salade (batavia, florettes de broccoli cru, tomate, sauce sésame-citron).  Délicieux !








Tartinade fève & avocat



Préparation : 20 minutes
Cuisson : 3 minutes

Ingrédients pour 1 petit pot de tartinade :
-          300 g de fèves écossées
-          2 avocats bien mûrs
-          Le jus d’un demi-citron fraîchement pressé
-          1 càs de tamari (sauce soja)
-          1 pincée de gingembre en poudre (facultatif)


Portez à ébullition une casserole d’eau. Plongez-y les fèves pendant 3 minutes. Egouttez les fèves et plongez-les dans un bol d’eau froide. Réservez.
Coupez les avocats en deux, placez chaque moitié de fruit dénoyauté dans un mixer ou un blender. Versez aussi le jus de citron, ajoutez la sauce soja et le gingembre.
Pelez chaque fève de l’enveloppe blanche qui recouvre sa chair vert tendre (eh oui, c’est la partie fastidieuse du travail !...)
Ajoutez les fèves pelées dans le mixer/blender et mixez jusqu’à obtenir une consistance homogène (c’est très rapide).













Tartines fève-avocat, courgette et mozzarella



Préparation : 10 minutes
Cuisson : 20 minutes.


Ingrédients pour 4 personnes :

-          1 ou 2 tranches de pain de seigle (selon la taille des tranches et le moment du repas ; entrée, plat…)
-          Tartinade fève-avocat
-          1 petite courgette
-          1 ou 2 boules de mozzarella de bufflonne (Ponte Reale) ou autre fromage de votre choix (comté, feta, chèvre, etc)
-          Huile d’olive
-          Sel, poivre du moulin.

Préchauffez votre four à 180 degrés.
Tartinez les tranches de pain avec la crème fève-avocat.
Pelez la courgette et coupez-la en fine rondelles. Coupez les rondelles en deux pour parsemer les tartines de demi-lunes de courgette. Versez quelques gouttes d’huile d’olive sur les courgettes.
Découpez la ou les boules de mozzarella et disposez les morceaux sur chaque tartine. Salez & poivrez.
Enfournez jusqu’à ce que le pain soit doré et la mozzarella gratinée (15-20 minutes)
Servir chaud ou tiède avec une salade, en guise d'entrée ou de plat principal.

dimanche 6 mai 2012

Charlotte aux fraises {sans œuf ni gélatine}










Suite aux résultats des élections présidentielles, que diriez-vous d’un dessert tout rose ? Que nous soyons ou ne soyons pas partisans, restons gourmands !

La recette de la charlotte russe est classiquement cerclée de biscuits roses de Reims qui contiennent de l’œuf. Mais le titre de ma recette tient pour l’appareil, en l’occurrence une crème à base de fraises et de mascarpone.

J’ai renoncé à préparer un bavarois pour garnir ma charlotte, car j’essaye de limiter les œufs dans mes recettes et exclue l’utilisation de la gélatine. Restait à rivaliser avec les belles charlottes qui ne s’effondrent pas au démoulage. 

En utilisant du mascarpone plutôt que de la crème épaisse ou fleurette, on obtient un appareil suffisamment dense pour que la charlotte tienne bon la rampe. Mais malgré cette bonne prise de l’appareil, cette charlotte est légère (je parle de texture, pas d’apport calorique !) et bien sûr, très parfumée, grâce au coulis de fraise (dont les véléités liquéfiantes seront calmées par un soupçon d’agar-agar) et aux morceaux de fraises.



Charlotte aux fraises  {sans œuf ni gélatine}









Préparation : 30 minutes
Cuisson : 5 minutes
Repos : 12 heures

Pour 4 personnes :

-         12 biscuits rose de Reims
-         300 g de mascarpone
-         500 g de fraises lavées et équeutées.
-         100 g de sucre de canne
-         1 gousse de vanille Bourbon fendue et grattée
-         Le jus d’un citron fraîchement pressé
-         2 cuillers à thé rases d’agar-agar




La veille de la dégustation :

Mixez 300 g de fraises avec le jus de citron et 50 g de sucre de canne.
Portez ce coulis à ébullition pendant 1 minute avec les grains de vanille, sans cesser de remuer.
Réservez.
Tapissez le fond d’un moule à charlotte de 18 cm de diamètre avec du papier film. Le papier doit recouvrir toute la surface du moule, cela facilitera le démoulage car parfois le fond de la charlotte ne se décolle pas facilement.
Tremper brièvement un premier biscuit de Reims (côté plat) dans le coulis de fraise et le disposer sur le plat (le côté imbibé vers l’intérieur, donc le côté le plus saupoudré de sucre glace au contact du moule). Attention à ne pas trop imbiber le biscuit sinon il s’émiettera.
Répétez l’opération avec tous les biscuits de Reims et cercler le fond du moule à charlotte.  
Normalement il vous reste une bonne quantité de coulis. Réchauffez-le à nouveau et saupoudrez d’agar-agar en mélangeant bien. Réservez hors du feu.
Fouettez le mascarpone bien froid avec 50 g de sucre de canne jusqu’à obtenir une chantilly.
Incorporez progressivement le coulis de fraise à la chantilly. Liez l’appareil avec une maryse, doucement, comme si vous incorporiez des blancs d’œufs montés en neige à un appareil.
Coupez en deux 150 g de fraises (il vous reste ainsi quelques fraises pour la déco) et ajoutez-les à la préparation. Mélangez doucement.
Versez l’appareil dans le moule à charlotte, sans dépasser la hauteur des biscuits de Reims.
Lissez le dessus et filmez au contact (le film transparent touche la crème). Réfrigérez pendant une douzaine d’heures.

Au moment de la dégustation :

Démoulez la charlotte sur le plat de service. Décorez le dessus de la charlotte avec des fraises coupées en deux. Servir bien frais.

Notes :

-         Il est possible de tapisser le fond du moule avec des biscuits de Reims imbibés de coulis de fraises si vous le souhaitez.
-         Si l’appareil n’atteint pas la hauteur des biscuits de Reims, vous pouvez égaliser ces derniers en les coupant avant de démouler la charlotte. 

samedi 5 mai 2012

Cannelés bordelais.








Un vendredi pluvieux, le marc de café au fond de ma tasse n’offre pas la promesse d’une après-midi glorieuse et je referme Italian Tales avant de m’être laissée transporter à Venise par Henri James. 

Mon envie de cannelés est donc tombée à point nommé pour tromper la langueur de l'après-midi ;) 

J’avais envie d’une recette rapide mais qui se fasse désirer (mais pas de biscuits roses pour une charlotte), et le cannelé remplit cette condition : la pâte est prête en 20 minutes, on serait tenté de faire des crêpes avec, elle  est ambrée, fleure bon le rhum et la vanille…
… Sauf qu’il faut la laisser reposer au réfrigérateur de 12 à 24 heures.

Alors on patiente et on en profite pour rêver aux autres recettes de Mercotte, de celles qui nous inspirent gourmandise et rêves de plazzaathénéisation de notre cuisine ;)

Pour ces cannelés j’ai utilisé la recette de Mercotte, donc : originale et parfumée grâce au muscovado et à une dose un brin bachique en rhum brun. Vous obtiendrez de beaux cannelés dorés, croustillants à l'extérieur et moelleux à l'intérieur, ce à condition de faire bien attention à la cuisson. A déguster en regardant tomber la pluie et en écoutant PatrickWatson ;)





 Cannelés bordelais








A préparer la veille


Préparation : 20 minutes (10 pour les plus habiles telle que Mercotte!)
Cuisson : 1h11

Pour 16 cannelés (moules en silicone supportant une température de cuisson de 250 degrés)

1/2 litre de lait demi-écrémé (ou entier comme Mercotte)
25g de beurre
2 œufs entiers et 1 jaune (un jaune en moins que dans la recette)
1 gousse de vanille Bourbon fendue et grattée
100 g de farine
200 g de sucre muscovado
10cl de rhum brun (au lieu de 15 cl)

Portez à ébullition le lait avec la vanille et le beurre.
Pendant ce temps, mélangez la farine et le sucre, à la main ou au robot pour bien écraser d’éventuels « cailloux » de muscovado aggloméré.
Incorporez les œufs légèrement battus en une seule fois. Ajoutez progressivement le lait bouillant sans cesser de fouetter.
Vous devez obtenir une pâte fluide comme une pâte à crêpes.
Laissez refroidir, puis ajoutez le rhum.

Versez le mélange dans une bouteille d’eau minérale stérilisée et réservez au réfrigérateur 24 heures au minimum, 48 heures au maximum. (à noter que Mercotte congèle parfois cet appareil pour pouvoir lancer une fournée de cannelés à l'envi)

Le jour de la dégustation : 

J'ai suivi le second mode de cuisson proposé par Mercotte : 

Sortez l'appareil au moins une heure avant la cuisson.
Préchauffez votre four à 250 degrés.
Transvasez la pâte dans un entonnoir à piston si vous en avez un (ou à défaut, un bec verseur convient très bien) et remplissez chaque moule aux 3/4.
Enfournez pendant 11 minutes à 250 degrés, puis baissez la température à 180 degrés et laissez cuire pendant encore une heure.
 

mardi 1 mai 2012

Tarte sucrée-salée: pomme, poire et Fourme d’Ambert.








La fin de l’année scolaire approche et elle est pour moi synonyme de travail universitaire à boucler plus que de printemps en terrasse, même si le soleil est radieux et que c’est difficile de résister à la tentation, mazette ! Je bronze donc sous ma lampe de bureau, oh Cosette !

Mais je vous ai gardé une part de tarte salée encore tiède, avec poire fondante, pomme acidulée et fromage auvergnat gratiné, la Fourme d’Ambert que j’aime beaucoup !

Voilà, moi tout ce soleil, toutes ces envies de petites jupes et de p’tits blancs primesautiers, ça me donne envie d’une recette moins printanière ! ;)

Et pour accompagner cette intro au second degré, une reprise de Brigitte Fontaine !


 
 Tarte sucrée-salée: pomme, poire et Fourme d’Ambert




 


Préparation: 30 minutes
Cuisson: 35 minutes

Ingrédients pour la pâte :



- 250 g de farine T65

- 125 g de beurre aux cristeaux de sel de Guérande

- 1 jaune d’œuf

- 1 càs à 2 càs d’eau tiède si besoin



Préparez la pâte :
Mélangez à la main le beurre mou découpé en petits morceaux avec la farine. Il est déjà salé, donc inutile de rajouter du sel à la préparation. Quand vous obtenez une pâte en miettes, humectez avec le jaune d’œuf et écraser la pâte à la fourchette pour homogénéiser. Formez une boule de pâte assez souple, ajouter l’eau tiède si elle est trop sèche mais veillez à ce qu’elle ne colle pas. Etalez à la main sur le plan de travail, reformez une boule de pâte, envelopper dans du film transparent et réfrigérez pendant 30 minutes au moins.



Garniture :

-          5 pommes bien acidulées
-          2 poires
-          1 trait de jus de citron
-          250 g de fourme d’Ambert
-          3 brins de thym



Préchauffez le four à 180 degrés.

Préparez les fruits : épluchez les poires et les découpez-les en quartiers. Détaillez les pommes en fines lamelles. Versez un trait de jus de citron sur les fruits.

Abaissez la pâte sur un moule à tarte de 22 cm de diamètre.

Disposez les lamelles de pomme en fleur et espacez les quartiers de poire.

Enfournez pendant 25 minutes.

Découpez la Fourme en lamelles. Disposez sur la tarte sortie du four et laissez gratiner pendant 10 minutes supplémentaires au four.



Semez les brins de thym sur la tarte avant de servir.

Accompagnez d’une salade.




jeudi 19 avril 2012

Banana Bread rhum-raisin tout léger.














Les copieux petits déjeuners anglo-saxons m’ont toujours paru plus gourmands que les cafés-viennoiseries et j’aimerais que chaque week-end soit l’occasion d’un brunch comme chez Sarabeth…

Même si je me prépare parfois oatmeal ou omelette aux herbes en guise de (petit-)déjeuner à des heures indues, je réserve le véritable brunch aux vacances pour avoir le temps de préparer différentes petites choses.

C’est un des nombreux charme de ce petit-déjeuner pris à l’heure de midi, à la fois varié, nourrissant et gourmand : on peut préparer un mini-buffet et les convives de caracoler du pain aux graines de sésame toasté aux petits pots de confitures, de butiner autour d’une assiette de scones, de picorer des champignons rissolés pour accompagner leurs œufs brouillés, de voiler leur thé Assam d’un nuage de lait.

C’est ce que nous fîmes le week-end dernier, avec Mélody Gardot en fond sonore, et voici ma recette de Banana Bread, lointaine cousine de celle de David Lebovitz. Une cousine qui avait fière allure. Mouffetteuse (moelleuse et aérienne, quoi) ! Avec la banane pour note dominante, des petits raisins plutôt que des pépites de chocolat mais aussi de bons arômes de vanille, gingembre et de rhum… Un banana cake des îles, quoi !

Un coup d’œil à la liste des ingrédients suffit pour comprendre que ce banana cake est gourmand sans être décadent. Alors nous n’avons pas hésité à tartiner les tranches du banana cake avec de la pâte de noisettes… Et c’était à tomber ! Il est aussi très bon nature, ou tartiné de confiture ;)

Le cake se conserve très bien, à l’abri dans un endroit sec et ce pendant plusieurs jours.





 Banana Bread rhum-raisin






Oui, aussi, je fais des fleurs de lotus avec les serviettes en papier (vacances).




-         200 g de farine de blé T55
-         1 càs de poudre à lever
-         1 càs de levure de boulanger
-         1 pincée de sel
-         1 càs de gingembre en poudre
-         150 g de sucre de canne
-         1 càs de purée d’amande (Jean Hervé) (ou 55g de beurre comme David Lebovitz)
-         2 œufs
-         250 mL de bananes bien mûres, écrasées en purée à la fourchette (= 2 bananes de taille moyenne ou 3 petites)
-         100 mL de crème soja
-         1 càc d’extrait de vanille liquide
-         100 g de raisin de Corinthe
-         3 càs de rhum brun




Versez le rhum dans un petit ramequin, ajouter les raisins de Corinthe et laissez mariner tandis que vous préparez le cake.

Préchauffez votre four à 180°

Mélanger la farine, la poudre à lever, la levure, le gingembre et la pincée de sel dans un cul-de-poule.

Ajoutez le sucre. Si vous utilisez de la purée d’amande au sucre de canne à la place du beurre, vous pouvez n’utiliser que 100g de sucre roux.

Dans un bol à part, battre les œufs, la purée de bananes écrasées, la crème de soja, la purée d’amande (ou le beurre fondu), la vanille et les raisins avec le rhum. Incorporez progressivement cet appareil à la préparation sèche.

Homogénéisez le mélange avec une cuiller en bois, en prenant garde de ne pas liquéfier la pâte en la mélangeant trop longtemps.

Versez l’appareil dans un moule à cake de 20 centimètres préalablement beurré, huilé ou tapissé d’une feuille de papier sulfurisé.

Enfournez pendant 45 minutes à une heure. Quand vous piquez la pointe d’un couteau dans le cake, la lame doit ressortir sèche.

Laissez refroidir le banana cake avant de le démouler.





vendredi 13 avril 2012

Cake léger à la feta et aux tomates confites







Quoi de plus chouette que d’anticiper les apéritifs estivaux et pique-niques bucoliques avec une belle tranche de cake salé ?

A défaut de pouvoir investir la terrasse, il m’arrive de dîner en regardant les candidats à l’élection présidentielle. Parfois je réprime un rire en les voyant caricaturés par les Guignols. Parfois je retiens un cri (de détresse ou de colère ou les deux) en écoutant certains présenter ce qu’ils voudraient nous faire prendre pour un programme. Dans ces cas là je n’ai rien contre une petite lampée de rosé. Et j’ignore si j’anticipe ainsi l’été ou les résultats des élections mais je dois admettre que la dégustation du cake s’en accommode plutôt très bien ! ;)


L’alternative du jour ne sera donc point culinaire mais musicale: Vote or die.




Cake léger à la feta et aux tomates confites









Préparation : 20 minutes
Cuisson : 45 minutes à 1 heure



Pour 8 très belles tranches (4 personnes)


-         100 g de farine de blé T 55
-         80 g de farine de maïs
-         3 càs de petits flocons d’avoine
-         150 g de feta
-         100 g de tomates confites aux herbes de Provence
-         100 mL de crème de soja
-         1 càs de tahini
-         3 œufs
-         1 sachet de levure instantanée
-         Sel, poivre




Préchauffer le four à 180 degrés.
Tamiser les farines de blé et de maïs dans un cul-de-poule. Ajouter la levure instantanée et les flocons d’avoine.
Ajouter les trois œufs légèrement battus et bien mélanger.
Incorporer la crème de soja et la cuiller à soupe de tahini.
Saler, poivrer et ajouter les tomates confites découpées en fines lanières ainsi que la feta coupée en dés.
Bien mélanger et verser dans un moule à cake légèrement huilé.
Enfourner pendant 45 minutes à une heure jusqu’à ce que le cake soit dorée et que la lame du couteau plantée dans le plat ressorte sèche.
Laisser refroidir avant de démouler et servir tiède ou froid, avec une salade.

mardi 10 avril 2012

Couronne de pain-brioché fourrée {poireau, oignon nouveau, parmesan, Weenies et comté}








Inspirée par la magnifique présentation vue ici, soit un blog au titre alléchant - Parmesan & Paprika! - et recettes qui le sont tout autant, j’ai eu envie de réaliser un pain-brioché que l’on puisse déguster au dîner, donc fourré avec une garniture bien gourmande, notamment du parmesan.

Mon adoration du parmesan (et du roquefort!) (et du morbier!) (et...) (BREF!) est telle que je le déguste le plus souvent tel quel. Mais son goût s'associe merveilleusement avec le goût fumé des Weenies. Et puis la garniture est toute crémeuse du comté fondu au coeur de ce pain brioché. Lequel est à la fois gonflé et croustillant...

... La description pourrait courir sur plusieurs parafs' tant j'ai été enthousiasmée par cette recette, mais les photos ne me semblent pas trahir la réussite de cette couronne alors trêve de soliloques gâteux (il y a un peu de quoi, ai-je l'impudence de croire) et en avant la recette (que je referai sans hésiter pour surprendre les gourmands et les esthètes ^^)!










Note : Je n’ai pas suivi la recette de la pâte à la lettre et restitue ici ma version, dont les ingrédients et le temps de repos varient sensiblement. Pour la garniture, j’ai pré-cuit les légumes et Weenies au wok avant d’y ajouter le fromage et dans garnir les ‘buns’ de pains-brioché. Cela vous laisse libre de composer comme bon vous semble la farce de ce délicieux pain-brioché ;)  











 Couronne de pain-brioché fourrée {poireau, oignon nouveau, parmesan, Weenies et comté}











Pour le pain-brioché :

-         600g de farine « Spéciale Brioche »
-         300 mL de lait de soja
-         1 œuf
-         60 g de beurre demi-sel
-         1 sachet de levure de boulanger
-         1 càc de sucre de canne
-         1 grosse pincée de sel de Guérande
-         1 càs de graines de pavot
-         1 càs de lait (pour la dorure)




  1. Chauffez le lait de soja jusqu’à ce qu’il soit juste tiède. Ajoutez une càs de la farine, la levure et le sucre. Mélangez au fouet et laissez fermenter 10 minutes.
  2. Tamisez le reste de farine dans un cul-de-poule, ajoutez le sel.
  3.  Formez un puits dans lequel vous délayerez progressivement la mélange lait/levure.
  4. Liez la pâte avec le beurre demi-sel fondu et l’œuf légèrement battu.
  5. Pétrissez le pâton et le laissez-le reposer une bonne heure dans le cul-de-poule recouvert d’un linge propre, dans un lieu chaud et sec.
  6. Au terme du temps de repos, le pâton doit avoir doublé de volume. Divisez la pâte en 8 morceaux.
  7. Etalez finement l’un des pâtons et disposez-le de façon à recouvrir le petit bol que vous aurez placé à l’envers au centre du moule pour la cuisson de votre pain brioché.
  8. Etalez les sept pâtons restant en couche épaisse, disposez la garniture au centre (recette ci-dessous) et refermez bien les boules de pâton.
  9. Découpez en triangles la pâte sur le bol de façon à recouvrir chaque pâton fourré d’un triangle de pâte. Otez le bol.
  10. Laissez gonfler sous un linge propre pendant encore 30 minutes.
  11. Pré-chauffez votre four à 180°.
  12. Passez au pinceau le lait sur le pain brioché. Semez les graines de pavot sur les triangles de pâte et enfournez la couronne pendant 45 minutes à 1 heure. Augmentez la température du four jusqu’à 200° dix minutes avant de sortir la brioche du four pour qu’elle soit bien dorée.








Servir chaud ou tiède avec une salade.






Farce :

-         1 blanc de poireau émincé finement
-         2 oignons nouveau émincés finement
-         2 Weenies coupées en petits dés
-         100 g de comté fraîchement râpé
-         60 g de parmesan fraîchement râpé
-         1 càs d’huile d’olive
-         sel, poivre


Faire chauffer l’huile d’olive dans une poêle, y faire revenir poireau et oignons nouveaux quelques minutes. Ajouter les dés de Weenies.

Saler, poivrer puis laisser mijoter à feu couvert pendant une vingtaine de minutes.

Réserver hors du feu. Quand le mélange a refroidi, y mélanger le comté et le parmesan.

Votre garniture est prête pour fourrer le pain brioché !