Gingerize the Lotus, mes recettes végétariennes gourmandes.
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mardi 29 mai 2012

Boulettes de kasha {tofu fumé mariné et fromage}









Le sarrasin a la cote sur la blogosphère, ces temps-ci. Farine de blé noir ou flocons ou kasha, nombre de recettes le mettent à l’honneur et après l’avoir cuisiné très simplement (clic), la recette de galettes de kasha proposées par La Fourmi (clic) m’a enthousiasmée.  

J’ai modifié la recette pour faire des boulettes qui aient de la mâche, sans mixer la kasha, des copeaux de fromage pour le fondant (plutôt que de le râper) et avec du tofu fumé mariné pour texturer le tout.
Le résultat est délicieux, le goût bien équilibré entre oignon, saveur fumée du tofu, saveur de noisette du sarrasin et bon goût du fromage.




Boulettes de kasha 
{tofu fumé mariné et fromage}







Préparation: 20 minutes
Cuisson: 20 minutes + cuisson à la poêle à l'envi

Pour 20 petites boulettes:

Pour le tofu fumé mariné :
-          125 g de tofu fumé
-          2 càs d’huile d’olive
-          4 càs de shoyu (sauce soja)
-          1 càs de vinaigre balsamique
-          1 càs d’algues Salade de la Mer (Dulce, laitue, wakamé)
-          1 càs de gingembre frais émincé finement
-          3 càs d’eau

Pour les boulettes (avec le tofu fumé mariné):
-          130g de kasha
-          ½ oignon rouge
-          1 càs de levure de bière maltée
-          3 càs de farine de riz complet (ou farine de blé complet) (la farine de riz s’adapte bien à cette recette texturée par le tofu et la kasha, de plus elle ne contient pas de gluten, pour les intolérants)
-          1 oeuf
-          2 càs de copeaux de fromage (pecorino romano pour moi mais vous pouvez opter pour du parmesan ou du comté ou du chèvre frais)





Marinade :

Deux heures avant minimum (le matin pour le soir, c’est bien)
Mélangez tous les ingrédients de la marinade dans un petit récipient. Immergez-y les lamelles de tofu fumé. Réservez au frais.

Pour les boulettes :

Portez à ébullition 2 fois le volume de kasha dans une casserole. Versez la kasha et laissez cuire 5 minutes à petits bouillons. Couvrir et laissez gonfler la kasha hors du feu pendant 15 minutes…
… Pendant ce temps :
Emincer grossièrement l’oignon rouge et mixez-le en petits morceaux. Ajoutez les lamelles de tofu fumé égouttées (vous pouvez réserver la marinade pour une autre préparation, y faire mariner des légumes avant de les cuire, par exemple). Mixez à nouveau, le tofu devient crémeux en un instant et c’est bon !
Versez l’appareil tofu fumé et oignon rouge dans un cul-de-poule. Ajoutez l’œuf à la préparation, mélangez. Ajoutez la levure de bière maltée, la farine, le fromage et mélangez à nouveau. Puis ajoutez la kasha et mélangez pour obtenir un appareil ferme, lisse et homogène.
Réfrigérez l’appareil pendant une heure.
Formez des boulettes à l’aide de deux cuillers à soupe (ou avec vos mains légèrement humidifiées) et placez les boulettes sur un plat allant au four (en pyrex pour moi, les boulettes n’y ont pas collé mais vous pouvez utiliser une feuille de papier cuisson disposée sur le plat de votre choix.)
Enfournez pendant 20 à 30 minutes à 180°, en retournant les boulettes à mi-cuisson.








Vous pouvez les dégustez derechef ou les grillez à la poêle dans un filet d’huile d’olive. Accompagnez ces boulettes d’une salade de crudité et de petites sauces : c’est parfait avec une sauce au yaourt de soja additionné d’un trait de jus de citron, avec un ketchup maison ou encore, un guacamole. De ce fait, ces boulettes peuvent agrémenter un apéro ou faire office d'entrée.



lundi 21 mai 2012

La nouvelle tomate-mozza, c’est la fraise-mozzarella !










Il fait un temps tout pourri en Bretonie, mais je suis programmée pour avoir envie d’entrées fraîches, de salade colorées et plats aux allures printanières... L’idée des fraises-mozza’ vient de Bruno Verjus qui sévit sur France Culture le samedi midi à « On ne parle pas la bouche pleine. » Il proposait même une recette de spaghetti aux fraises, avec du basilic itou et une bonne mozza fior di latte. Le principe : remplacer les tomates par des fraises. Pratique quand on ne trouve pas de bonnes tomates, que ce n’est pas la saison ou tout simplement, pour (se) surprendre !

Les Rennais pourront acheter leur mozza Rue de Nemours, à l’épicerie italienne dont les produits n’ont pas le label bio, mais sont d’une grande finesse (je pense à leurs jolis antipasti et magnifiques pizzas). Ici nous n’avons certes pas le droit au soleil pour pouvoir déjeuner à la terrasse d’une trattoria, mais au diable le teint terracotta, tant qu’il y a de la mozza!!! (en revanche je suis plus sceptique quant à mon sens de la formule, qui ne vaut pas mieux que le temps pluvieux et est de toutes les saisons) (la pluie aussi, en Bretonie, me direz-vous) 





Fraises, basilic, mozzarella









Entrée pour 4 personnes :


-          250 g de gariguettes 
-          200 g de mozzarella di buffala de bonne qualité 
-          1 belle poignée de feuille de basilic
-          1 càs d’huile d’olive
-          1 pincée de sel de Guérande


Lavez les fraises et séchez-les délicatement. Ne les équeutez que si leur pédoncule n’est pas d’un vert tendre ou que son goût vous déplait. Coupez les fraises en deux et répartissez les moitiés de fraises sur les assiettes ou coupelles de service. Ajoutez quelques feuilles de basilic lavées et essuyez-les avant de les faire pleuvoir sur les assiettes. Effilochez les boules de mozzarella du bout des doigts et laissez les quenelles s’alanguir parmi les fraises et feuilles de basilic. Quelques gouttes d’huile d’olive et une pincée d’huile d’olive plus tard, vous assiettes sont prêtes !









Alors, la fraise-mozza, une drôle d’idée ? Non pas. Servie fraîche, elle fait pétiller le jus sucré des fraises, l’onctuosité de la mozzarella, le côté poivré du basilic et son croquant… C’était si bon que… J’en ai refait en dessert pour garder en bouche toutes les saveurs fraîches et délicates de cette fraise-mozzarella !

lundi 23 avril 2012

Gâteau au chocolat de Philippe Conticini






 





Cette recette de gâteau au chocolat de Philippe Conticini est l’une des meilleures à mon goût ! Mon goût conquis par le biscuit moelleux laqué d’une ganache gourmande que l’on retrouve aussi au cœur du gâteau. Mon goût exalté par la texture crémeuse de la ganache au chocolat noir.

Une part de gâteau au chocolat avec une coupe de champagne pour un dîner d’anniversaire, une autre part le lendemain midi avec un expresso, chocolat corsé et café ou légèreté des fines bulles se marient à la perfection.

 


Gâteau au chocolat de Philippe Conticini










 


Recette Elle à Table



Préparation : 30 minutes



Cuisson : 30 minutes


 


Ingrédients pour 6 personnes




Le biscuit :
60 g de chocolat noir
70 g de beurre
1 œuf entier + 1 jaune
3 blancs d’œufs
20 g de sucre semoule
90 g de poudre de noisettes
90 g de cassonade
40 g de farine
levure chimique




La ganache au chocolat:
170 g de chocolat noir
55 g de chocolat au lait
120 g de lait demi-écrémé
Pour le moule :
1 noix de beurre
1 cuil. à soupe de farine




Allumez le four à 160°C.



Beurrez un moule à manqué de 18  cm de diamètre puis parsemez de farine et retournez-le pour éliminer l’excédent.


Préparez le biscuit : faites fondre le chocolat et le beurre. Montez les blancs d’œufs et le sucre en une neige mousseuse. Mélangez poudre de noisettes et cassonade puis incorporez l’œuf entier et le jaune en fouettant. Incorporez le chocolat, la farine, 1 cuiller à café rase de levure et les blancs en deux fois.



Versez dans le moule.



Enfournez pendant 20 à 25 mn: le biscuit doit rester moelleux. Lorsqu’il est tiède, démoulez-le et laissez-le refroidir. Coupez-le en deux dans l’épaisseur.



Réalisez la ganache : faites fondre les chocolats au bain-marie, puis ajoutez en plusieurs fois le lait chauffé. Mélangez le tout au fouet pour obtenir une ganache lisse et brillante.




Étalez un tiers de ganache sur le premier disque de biscuit. Posez le second disque dessus. Déposez le gâteau sur une grille et nappez-le de ganache encore chaude. Réservez au moins une heure au réfrigérateur avant de servir.





Note: le diamètre du moule est important : si vous le choisissez plus grand, vous obtiendrez un gâteau trop plat.

vendredi 2 septembre 2011

Ἄνδρα μοι ἔννεπε, Μοῦσα




Je suis rentrée de superbes vacances en Grèce avec ce que la touriste lambda que je suis retient d’images somptueuses et de souvenirs précieux. A défaut de nouvelles recettes à partager, je vous laisse découvrir quelques photos de ce qu’un végétarien peut manger et boire dans les cafés, tavernes et petits restaurants grecs.  

Mais mon végétarisme n’a pas manqué de surprendre les gens autour de moi, voire de les choquer. Moi qui arrivais avec des envies de légumes farcis végé (appelés « Les Orphelins » quand ils sont sans viande...), de salades et pâtisseries orientales, j’ai vite compris que viande et poisson sont des incontournables de la plupart des menus. Ce qui ne m'a pas empêché de bien manger en Grèce, la preuve:




Pita dorée grillée avec mizithra (un fromage qui ressemble à la mozza) et tomate.



Comme un quatre-quart, imbibé d'un sirop sucré (on me le dit être fait avec du mastic, lentisque donc, mais ça avait goût de miel et d'eau de fleur d'oranger.)




Comme Martin et moi avons eu la chance d’être accueillis par une amie athénienne, nous avons découvert le rythme de vie des Athéniens de notre âge, ce qui n’a pas estompé notre émerveillement de vacanciers mais a certainement contribué à élargir notre perspective quant aux us et coutumes du pays.

J'ai d'abord remarqué que les Grecs avec qui nous avons visité Athènes et séjourné à Kalamata mangent souvent à l’extérieur que chez eux, si fines cuisinières les mères de famille soient-elles. Pour eux il s’agit de passer un bon (et long) moment entre amis, alors si l’on mange bien en Grèce, et pour pas cher, les plats offrent surtout un prétexte à se détendre.




 

Feta au pesto, à Athènes on mange à toute heure du jour et de la nuit et en l'occurrence j'ai pris cette photo vers 2 heures du matin, ce qui explique pourquoi Alizée me tend son assiette comme s'il s'agissait d'une coupe de champagne (et après en avoir bu!?)


Autre idée reçue vite démentie, celle d’un régime méditerranéen particulièrement équilibré, de plats sains faisant la part belle aux produits frais. En fait de régime crétois, les Grecs suivent leurs envies de fritures et de pitas imbibées d’huile d’olive aux herbes. 


Couche-tard que nous sommes, nous nous levions souvent trop tard pour petit-déjeuner, ce qui n’est pas un mal car les Grecs zappent souvent le petit-déjeuner (et le dessert aussi, d’ailleurs) et se contentent d’un café serré ou d’un latte frappé quand il fait déjà très chaud. Mais entre le déjeuner (vers 15 heures) et le dîner (à partir de 22h30, généralement, adultes et enfants confondus), les terrasses des cafés sont bondées parce que les Grecs aiment s’attarder des heures pour prendre un café avec leurs proches. Incontournable, cette pause café est un moment privilégié de la journée. 








De 15 heures à 18 heures, c'est pause café. L'espresso dans sa version frappée n'est pas très Grec, mais Photini (à gauche) et Martin (à droite) savourent la quintessence du frappé grec: un café glacé mousseux, onctueux avec du lait et beaucoup de sucre.





A la boulangerie, les Grecs achètent plus volontiers des rolls comme celui ci-dessus, au fromage et graines de sésame, plutôt que des viennoiseries. Autre incontournable des échoppes: le feuilleté aux épinards et à la feta, ci-dessous. D'ailleurs j'y ai gouté pour la première fois le jour de mon arrivée en guise de petit déjeuner alors que je m'attendais à voir défiler halva and co ;)













Crudités, pain toasté, feta marinée aux herbes, bière, l'apéritif (avec du tzatziki également) typique des tavernes de la capitale grecque.








La feta au four avec de l'huile, des tomates, des herbes aromatiques... Ca parait simple mais ce n'est pas toujours bon et parfumé. En l'occurrence, la feta proposée dans cette taverne de Kalamata était parfaite, fondante et loin d'être fade comme la feta archi-salée proposée en France.








 Une salade autrement diététique, au quinoa, avec baies de goji et noix croustillantes.







 Les boulettes de courgettes frites, une tuerie, moelleuses à souhait et parfumées à la menthe.






Décryptage: oui je préfère le rosé (préparé par le patron de la taverne, et sa femme préparait une délicieuse liqueur de fraise) à l'ouzo. Et oui les Grecs nappent les olives marinées avec de l'huile d'olive au moment de servir. Ceci dit la réputation des olives de Kalamata est justifiée, elles sont délicieuses.






 Je laisse le Ouzo aux Grecs, je préfère le pistachio, un cocktail à base de sirop de pistache, crème et autre Baileys. Presque un dessert!






A propos de dessert... Voici une interprétation du Banoffee Pie qui ne m'a pas laissée indifférente: crème glacée, chantilly, chocolat, et la base pâte sablée, caramel, banane... Je ne crois pas qu'il soit très judicieux de proposer pareille sucrerie dans un beach bar mais pour moi qui aurais aimé rester en Grèce, couler au large de Kalamata n'était pas hors sujet!





Les Grecs raffolent du basilic, ils en utilisent dans de nombreuses recettes, bien plus que le persil par exemple. J'ai maintenant des souvenirs de ruelles piétonnes qui embaumaient le basilic et il n'était pas rare que nos amis croquent une feuille de basilic à la fin du repas, sans doute pour faciliter la digestion (et mieux s'attabler à nouveau plus tard).







Fromage pané et frit, tzatziki et houmous. Beaucoup de crudités, vous remarquerez!






 Les fameux souvlaki, végétariens pour moi. Pour quelques euros on vous apportera une pita moelleuse et tiède garnie de crudités, avec une sauce tzatziki et des frites au paprika. Roboratif, ce snack qui se laisse apprécier.















Plat mijoté de blettes à la feta 





Une délicieuse salade grecque avec croûtons, olives, crudités et feta.


... 


Voilà pour les quelques photos de la Grèce, je vous épargne toutes celles n'ayant aucun rapport avec les mitons végés d'une touriste en goguette.

Sachez cependant que je suis contente d'être rentrée. Soulagée, même: je me dis que finalement ça ne sert à rien d'aller en Grèce boire du café quand on peut aisément siroter un Starbucks devant l'Ecole du Louvre par un temps très correct! ;)
Hum.




 


lundi 30 mai 2011

De l’étrange étrangeté de nos assiettes intrigantes.



Que faire quand vous vous retrouvez à dîner avec des personnes qu’il ne s’agit pas de froisser (parmi elle, une DRH à ne pas brusquer) mais que votre régime alimentaire risque de dénoter ?



Avant je ne me posais pas la question, puisqu’à l’exception du porc, je mangeais de tout, du sashimi au tartare et carpaccio de bœuf en passant par les escargots. (Est-ce que je devrais censurer ces mots sur un blog végé ? Lecteur en quête de la recette des escargots sauce à la diable, je viens de te feinter et j’en suis désolée. Avant de retourner sur Google Search, sache seulement que manger des escargots, c’est péché!).

Mais ce week-end j’ai compris la difficulté des personnes allergiques et de ceux qui font l’impasse sur certains aliments pour quelque raison que ce soit (religieuse, éthique, etc). 

Je ne comprends pas, en revanche, que cela puisse devenir un handicap que de refuser l’assiette de poulet aux antibios ou poisson au mercure.

Dit comme ça, je passe pour une intégriste du bio mais même le certifié « élevage en plein air et grain doré» ou « pêché en Atlantique au filet sélectif pour thon uniquement» ne suffit plus à me rassurer.

Mais le terrorisme écologiste n’est pas là le moindre défaut du végétarien! 

Que certains soient sincèrement incrédules n’est pas si surprenant: selon ses habitudes alimentaires, on peut considérer qu’un repas sans charcuterie ni steak juteux est trop peu funky pour être enviable. Soit. D’ailleurs, passer pour une ascétique m’indiffère passablement (d’avantage que de savoir que je mange un blanc de dinde javellisé, en tout cas).
Du moins auprès des convives, parce que sitôt le serveur prévenu, il a tendance à vous rapporter une assiette que j’appellerai « le mix improbable du pathos et du tragique» et ça me préoccupe d’avantage, voyez.

Quid du combo ? Au pire, on vous sert du concombre tueur allemand (issu de l'agriculture biologique) venu d’Espagne une assiette qui associe différentes sortes de riz (sauvage, thaï, rond), deux-trois légumes imbibés d’huile et des dés de betterave froide ici ou là, sans doute pour la couleur. Parfois on découvre des pâtes à l’huile en dessous. Surprise du chef! Mais rien de gratiné au propre comme au figuré : les convives se rassurent sur votre paranoïa orthorexique en sachant qu’un végétarien boit du lait, mange du fromage et même parfois des œufs (des œufs !) mais les cuisiniers semblent l’ignorer. 

Ce week-end c’était un peu mieux que le pire du pire. L’assiette se composait de ratatouille, de purée plutôt pas mauvaise et de haricots verts…

Comment ça "ce week-end" ?

Eh bien oui, c’est ce que j’ai dîné le samedi et déjeuné le dimanche… 

Est-ce que certains grincent à la table parce que franchement, la capricieuse que je suis pourrais s’estimer contente qu’on ne lui fiche pas une pâte de poulet frite dans sa purée ?

… Non. Ils pestent contre le poulet servi à dose homéopathique.(ahahaha)

Cependant, nous eûmes droit à quelques réflexions.

Nous ?

Nous !

Figurez-vous que nous étions en chambre double et que j’ai ainsi fait la connaissance d’une charmante Toulousaine qui se révéla végétarienne (et auteur d’un blog, by the way !). Le hasard fait bien les choses ! 

Donc La Fée Végétarienne et moi répondîmes à certaines questions, comme la très classique :

« Ah mais tu ne manges pas de poisson non plus ? Pourquoi ? »

A la pertinente :

« Mais la viande ne te manque pas ? »

Mais ce que je préfère : qu’un convive me jure ses grands dieux qu’il est hyper vraiment hyper tolérant. Sous-entendu : on en a pendu pour moins que ça mais je vais me resservir un verre et oublier très vite que tu es une mangeuse de salade.

C’est bien connu, le végétarien se nourrit de pousses d’herbes. Mais il les vampe un peu avec des graines de courge, c’est plus festif !



Et que faire quand on vous accuse de renier votre généalogie  de carnivore, descendant de chasseurs-cueilleurs, de domesticateurs de gigot, de carbonisateurs de Jeanne D’Arc et de gourous du Maxi Big Mac ? 


Je conseille la stratégie grégaire. Si vous avez la chance de dîner dans un restaurant infâme, faites comme les affamés qui en sont réduits à se ruer sur les corbeilles de pain (pas très bio). Pareille situation rapproche énormément.

Si par malheur le resto est sympa et que les « normaux » se contentent de leurs belles assiettes, deux solutions se présentent:

-         Dès la première question désobligeante, vous lancer dans un panégyrique Greenpeace qui ne fera pas diversion mais saura égayer l’assemblée, j’en suis sure.
-         Attendre le dessert.

Moralité : il arrive qu’on se sente presque coupable d’avoir pris une décision que l’on croyait responsable. 

Malheureusement, cet article ne s'adresse pas aux végétariens qui ont appris très vite comment feinter les méchants (!). En revanche, si vous n'êtes pas végétarien et que vous avez lu tout cet article même s'il ne contient pas la recette des escargots à la sauce à la diable, j'espère que je ne vous aurais pas persuadé que les végétariens sont décidemment par trop... étranges! 


;)


 (attentat au smiley green! woooouhou!!!)



PS : Ma mère vient de déclarer le concombre indésirable à la maison. Je ne comprends pas : comment peut-on être aussi psychorigide sans même être végétarienne ? Diantre !

Chicago à nos oreilles agréables + goûter gourmand = Petites Brioches Chicago aux pépites de chocolat






Je n’ai pas de goûter type, d'ailleurs en règle générale, je n’aime pas les petits rituels (genre viennoiserie systématiquement en rentrant des cours), et même si je suis une habituée des pauses chocolat chaud en hiver, fruits et thé glacé aux beaux jours.
Mais ici (en Bretagne), il arrive (parfois) que même en mai le temps soit propice à se délecter d’une boisson  chaude.
Aujourd’hui par exemple, j'avais envie d'un kouign-amann! Mais comme j’étais trop occupée pour marcher jusqu'à à la boulangerie du centre-ville, je me suis emparée d'un cul-de-poule et me suis rappelée avoir acheté de la farine avec levure intégrée, dite « spéciale brioches. » Va pour de la brioche!
Plutôt que de préparer un chocolat chaud, j’ai ajouté des pépites de chocolat et après 10 petites minutes de préparation et 20 minutes de cuisson, la maison tout entière embaumait ! 
J'imagine que c'est ce que beaucoup d'entre nous préfèrent: l’odeur de boulange dans une ruelle piétonne, le parfum des fruits qui compotent sur une pâte sablée un dimanche midi… Et c’est sans doute ce qui explique pourquoi j’ai dégusté trois de ces petites brioches! 
... Et finalement je ne saurais dire si je préfère l'odeur de ces briochettes ou leur moelleux délectable!



Petites brioches aux pépites de chocolat



Pour 10 à 12 petites brioches



300 g de farine à brioche (avec levure intégrée, donc)
100 de beurre mou
100 mL de lait
5 cuillères à soupe de sucre roux
4 cuillères à soupe de pépites de chocolat à cuire (noir)
1 œuf + 1 jaune

Préchauffer le four à 160.

Mélanger la farine, le beurre, le lait, puis ajouter l’œuf et enfin, le sucre.

Ajouter les pépites de chocolat.

Verser l’appareil dans des moules allant au four (type moules à muffins. Beurrer au préalable si ces moules ne sont pas en silicone).

Badigeonnez chaque brioches avec du lait avant d’enfourner, pour 20 minutes.  

















Ce n’est pas après avoir dégusté moult brioches que je danserai comme sur cette vidéo. Mais de la house chaleureuse venue de Chicago, ça s’écoute en boucle (je parle pour moi!?) et même en dégustant une brioche !


lundi 16 mai 2011

Avis de tempête médiatique, menu gourmand dans un restaurant américain (Rochester, New-York)









Ah l’Amérique, ses burgers délectables et steak houses de rêve…

Mais pas seulement !

Les végétariens et végétaliens y sont mieux vus qu’en France car le végé  Française a cela d'hérétique qu'il refuse de goûter au foie gras que la planète entière lui envie! 
J'aurai l’occasion de revenir sur le vaste choix dans les supermarchés, les produits de qualités à coût réduit et ce, même dans des petites villes loin des clichés bobo New Wave.

Mais pour l’heure, voici un petit billet laudatif sur cette bonne adresse de Rochester New-York, The Owl House !

Evidemment, ce n’est pas forcément une adresse utile pour toi lecteur, lectrice, qui préfèrerais une adresse touristique ou pratique, Rochester n’étant pas une destination très prisée (et que je me garderai de glamouriser, par ailleurs).

Mais le menu de ce restaurant m’a beaucoup plu et je le trouve inspirant, aussi m’en vais-je partager quelques photos et idées de plat ! 

Trêve de blabla !

Je disais précédemment que j’aime les cocktails, bretonne pochtronne… Ce soir-là je commandaisun breuvage peu sucré, appelé Townsend et comprenant tequila, sirop d’agave (un substitut souvent estampillé bobo bio mais pratique, sain et bien sûr très juste dans un cocktail mexicanisant !), estragon (original et fort en goût) et jus de citron jaune et vert. Très frais ! Il y avait aussi de l'absinthe à la carte, en splash dans un cocktail ou en digestif, mais n'ayant pas la fougue de certains, je m'abstenais et finissait la bouteille de Merlot.

Pour l’apéritif et l’entrée :


Rosemary & Cracked Black Pepper Fries - w/ House Spiced Ketchup ...

Incomparable, le ketchup maison! Et les frites croustillantes ne sont pas légion outre Atlantique, raison de plus pour se régaler!



Organic Ginger-Lime Edamame
  
J'adore l'édamame! On le trouve bien plus facilement dans les rayons fruits et légumes américains qu'en France. Dommage, car c'est un ingrédient que j'aimerais m'approprier. Caramélisé au citron et au gingembre, c'est à tomber.

Owl's Baked Nachos - House Smoked Tofu, Melted Cheddar & Feta or Daiya Vegan Cheese, Tortilla Chips, Salsa Verde, Guacamole, Chipotle Sour Cream, Chopped Tomato, Cabbage Slaw, Black Bean & Sweet Corn Salsa ... 

La garniture des nachos était très bonne : légumes croquants, tofu fumé parfumé... Mais c'est la pâte des nachos que j'ai préféré; on eut dit une fine pâte brisée à la farine de maïs!


Mon plat: 







Seitan aux herbes, purée de patates douce à la noix de coco, haricots verts, sauce brune citronnée. Bien équilibré en termes de saveurs, textures alliant le croquant des haricots à la consistance "carnée" du seitan et la douceur de la purée...




Les desserts, enfin ! Nous en avons commandé trois à se partager pour comparer.


Mais aussi : un brownie menthe-chocolat, végétarien, un des meilleurs dégustés aux US.